Lire un manga, ce n’est pas seulement suivre l’histoire. Derrière un manga il y a tous les mangas qui ont existé avant lui, et il s’inscrit dès sa naissance dans un réseau de textes, comme un texte littéraire. De là vient la notion de parodie, qui joue sur l’existence de textes antérieurs. Un manga ne peut exister tout seul.

Un des plaisirs du lecteur, c’est donc reconnaître des parodies dans un texte. Cela s’applique aussi au manga, et Sergent Keroro est particulièrement riche à l’égard de ce procédé littéraire et artistique. Voici quelques-unes des parodies de manga ou d’anime dans Keroro :

 

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 parodies de l’anime Evangelion

 

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Lamu – Urusei Yatsura

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Initial D

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Monster de Naoki Urasawa

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Dragon Ball

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Ken le survivant

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Norakuro (le fameux manga d’avant-guerre dont le personnage principal est un chien qui incorpore un régiment des chiens ; apparemment Keroro est inspiré de ce grand classique de Suihô Tagawa)

Ce sont des parodies qu’on peut reconnaître au niveau graphique et il y en a beaucoup d’autres que je ne cite pas ici, mais il y a aussi des parodies qui s’appuient sur le langage, qu’on trouve dans les répliques des personnages de Keroro. Ce n’est pas forcément nécessaire de connaître toutes ces références pour apprécier ce manga, mais en les reconnaissant votre lecture deviendra plus intéressant. En elle-même, l’histoire de ce manga est certes un peu enfantine, mais avec la présence de ces parodies, le texte est ouvert à toutes les générations d’amateurs de manga...